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Hublex

Calcul des intérêts légaux et de retard

Un décompte des intérêts période par période, à travers les changements de taux, avec l'imputation de chaque paiement partiel.

Premier jour d'intérêts : mise en demeure, échéance ou lendemain du délai de paiement.

Dernier jour d'intérêts : le paiement ou le jour du calcul.

Paiements partiels

Chaque paiement s'impute d'abord sur les intérêts dus, puis sur le principal (art. 5.210 du Code civil).

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10 000 € au taux légal sur l'année 2025 : 450 € d'intérêts.

Plusieurs factures

Ajoutez chaque facture avec son montant et son premier jour d'intérêts. Le taux et la date de fin ci-dessus valent pour toutes. Les paiements partiels ne sont calculés que pour une créance unique.

Sources

Règles vérifiées le 05/10/2026

Outil d'aide. L'avocat reste responsable du calcul et de la vérification de la règle applicable.

Comment ça marche

Comment le calcul fonctionne

  1. Créance et période. Le principal, le premier jour d'intérêts (mise en demeure, échéance ou lendemain du délai de paiement) et le dernier jour (paiement ou jour du calcul), tous deux inclus.
  2. Taux. Quatre choix : le taux légal, fixé par année civile (loi du 5 mai 1865, art. 2, § 1er) ; le taux des transactions commerciales, fixé par semestre (loi du 2 août 2002, art. 5) ; ce taux pour un contrat conclu du 7 août 2002 au 15 mars 2013, qui suit la règle initiale de 2002 jusqu'au 15 mars 2015 ; un taux conventionnel que vous indiquez.
  3. Périodes. L'outil découpe la durée à chaque changement de taux (1er janvier pour le taux légal, 1er janvier et 1er juillet pour le taux commercial) et à chaque paiement partiel.
  4. Intérêts. Pour chaque période : principal × taux × nombre de jours exacts ÷ 365, arrondi au cent.
  5. Paiements partiels. Chaque paiement s'impute d'abord sur les intérêts échus, puis sur le principal (art. 5.210 C. civ.).
  6. Indemnité forfaitaire. Pour une transaction commerciale, vous pouvez ajouter l'indemnité de 40 € (loi du 2 août 2002, art. 6), due pour chaque facture payée en retard. Pour un contrat conclu avant le 16 mars 2013, elle n'est due qu'à partir du 16 mars 2015.

Le décompte (jours, taux, principal, intérêts par période) s'exporte en PDF, en Word et en CSV.

Base légale

  • Taux légal : loi du 5 mai 1865, art. 2, § 1er. C'est la moyenne de l'Euribor à 12 mois de décembre de l'année précédente, arrondie au quart de point supérieur, plus 2 points. Il est de 4,50 % en 2025 et en 2026.
  • Taux commercial : loi du 2 août 2002 concernant la lutte contre le retard de paiement, art. 5. C'est le taux de refinancement principal de la BCE au 1er janvier ou au 1er juillet, plus 8 points, arrondi au demi-point supérieur. Il est de 10,50 % pour les deux semestres de 2026. Pour un contrat conclu du 7 août 2002 au 15 mars 2013, la règle initiale (taux de la BCE plus 7 points, arrondi au demi-point supérieur) s'applique jusqu'au 15 mars 2015, puis le taux actuel (loi du 22 novembre 2013, art. 12).
  • Indemnité de 40 € : loi du 2 août 2002, art. 6 ; CJUE, 20 octobre 2022, C-585/20, BFF Finance Iberia (due pour chaque facture payée en retard, même lorsque plusieurs factures sont réclamées ensemble).
  • Code civil : art. 5.207 (intérêts des intérêts), 5.210 (imputation des paiements) et 5.240 (intérêts moratoires).
  • Taux d'intérêt légaux publiés par le SPF Finances.

Points d'attention

  • Les intérêts moratoires courent à partir de la mise en demeure, sauf si la loi ou le contrat les fait courir de plein droit (art. 5.240 C. civ.).
  • Entre entreprises, et avec les pouvoirs publics, les intérêts courent de plein droit dès le lendemain du délai de paiement : 30 jours par défaut, 60 jours au plus par contrat.
  • L'indemnité de 40 € est due de plein droit, sans mise en demeure, par transaction, dès que des intérêts sont dus au taux commercial : une facture payée en retard est une transaction, même si plusieurs factures sont réclamées ensemble (CJUE, C-585/20).
  • Les intérêts échus ne produisent des intérêts qu'après une mise en demeure écrite ou un contrat spécifique, et pour des intérêts dus pour une année entière au moins (art. 5.207 C. civ.).

Ce que l'outil ne fait pas

  • Il couvre le taux légal de 2002 à 2026 (7 % de 2002 à 2006, 6 % en 2007, 7 % en 2008, 5,5 % en 2009) et le taux commercial du 7 août 2002 au 31 décembre 2026. Les taux de 2027 ne sont pas encore publiés : l'outil le signale, et vous pouvez utiliser un taux conventionnel.
  • Il ne couvre pas le taux commercial des contrats conclus avant le 7 août 2002.
  • Il compte les jours exacts sur une année de 365 jours, y compris en année bissextile. C'est la pratique ; aucun texte ne fixe cette base.
  • Il ne calcule ni les intérêts des intérêts, ni les intérêts fiscaux, ni les règles du livre XIX du Code de droit économique pour les dettes des consommateurs.
  • Le décompte de plusieurs factures, chacune avec son premier jour d'intérêts, est une fonction du cabinet, déverrouillée par une adresse e-mail vérifiée ; il ne calcule pas les paiements partiels.

Vérification

Les taux et les règles ont été vérifiés le 5 octobre 2026. L'outil assiste l'avocat, qui reste responsable du calcul et de la vérification de la règle applicable.

Mis à jour le 5 octobre 2026

Questions fréquentes

4,50 %, comme en 2025. Il vaut pour toute l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre 2026. C'est la moyenne de l'Euribor à 12 mois de décembre de l'année précédente, arrondie au quart de point supérieur, plus 2 points (loi du 5 mai 1865, art. 2, § 1er).

Quel est le taux d'intérêt de retard entre entreprises en 2026 ?

10,50 %, pour le premier comme pour le second semestre de 2026. C'est le taux de refinancement principal de la BCE au 1er janvier ou au 1er juillet, plus 8 points, arrondi au demi-point supérieur (loi du 2 août 2002, art. 5). Le même taux s'applique lorsque le débiteur est un pouvoir public. Pour un contrat conclu du 7 août 2002 au 15 mars 2013, la règle initiale de la loi de 2002 (taux de la BCE plus 7 points, arrondi au demi-point supérieur) s'appliquait jusqu'au 15 mars 2015 ; l'outil propose ce choix.

À partir de quand les intérêts courent-ils ?

En matière civile, les intérêts moratoires courent à partir de la mise en demeure, sauf si la loi ou le contrat les fait courir de plein droit (art. 5.240 C. civ.). Dans les transactions commerciales, ils courent de plein droit dès le lendemain du délai de paiement, sans mise en demeure.

Comment un paiement partiel est-il imputé ?

D'abord sur les intérêts échus, puis sur le principal (art. 5.210 C. civ.). L'outil applique cette règle à chaque paiement et calcule ensuite les intérêts sur le principal restant.

Les intérêts produisent-ils eux-mêmes des intérêts ?

Seulement après une mise en demeure écrite ou en vertu d'un contrat spécifique, et pour des intérêts dus pour une année entière au moins (art. 5.207 C. civ.). L'outil ne calcule pas cette capitalisation.

L'indemnité forfaitaire de 40 € est-elle due ?

Elle est due de plein droit, sans mise en demeure, par transaction, dès que des intérêts sont dus en vertu de la loi du 2 août 2002 (art. 6). Elle est due pour chaque facture payée en retard, même si plusieurs factures sont réclamées ensemble (CJUE, 20 octobre 2022, C-585/20). Pour un contrat conclu avant le 16 mars 2013, elle n'est due qu'à partir du 16 mars 2015. Une indemnisation raisonnable des frais de recouvrement au-delà de 40 € peut aussi être demandée. Cette loi ne vise pas les dettes des consommateurs.

Oui. Le taux applicable est celui de l'année civile au cours de laquelle les intérêts courent, et non celui de la date de la mise en demeure. L'outil découpe donc le calcul par année civile, et par semestre pour le taux commercial.

Outil d'aide. L'avocat reste responsable du calcul et de la vérification de la règle applicable.