- Outils
- Conclusions
Vérification des conclusions (art. 742 à 748bis C.jud.)
Relisez la structure de vos conclusions avant le dépôt, sans que le fichier quitte votre navigateur.
Votre résultat s'affichera ici
Le résultat s'affiche dès que les champs nécessaires sont remplis.
Sources
Règles vérifiées le 04/10/2026
Outil d'aide. L'avocat reste responsable du calcul et de la vérification de la règle applicable.
Comment ça marche
Comment fonctionne l'outil
Vous chargez vos conclusions en PDF (avec du texte, pas un scan) ou en Word .docx, ou vous collez le texte. Le fichier est lu dans votre navigateur : rien n'est envoyé, stocké ni conservé. Vous indiquez la langue de la procédure, le mode de dépôt (e-Deposit ou DPA-Deposit, ou papier) et s'il s'agit des dernières conclusions de la partie.
L'outil repère des mots et des titres, puis classe chaque point en « En ordre », « À vérifier », « Non trouvé » ou « Rappel » :
- l'identité des parties (domicile ou adresse judiciaire électronique ; forme juridique et siège d'une personne morale) et le numéro de rôle ;
- la signature, si les conclusions ne sont pas déposées par e-Deposit ou DPA-Deposit ;
- les parties faits, prétentions, moyens et dispositif, et leur ordre ;
- la numérotation des moyens et l'usage cohérent de « à titre principal » et « à titre subsidiaire » ;
- les demandes concrètes du dispositif (montants, dépens, indemnité de procédure) ;
- les renvois à d'autres conclusions ;
- l'inventaire, et les pièces citées qui n'y figurent pas ;
- la langue du texte au regard de la langue de la procédure.
Base légale
- Art. 742 C.jud. : les conclusions sont déposées au greffe avec un inventaire des pièces communiquées.
- Art. 743 : elles mentionnent les nom, prénom et domicile ou adresse judiciaire électronique des parties, et le numéro de rôle. Une personne morale s'identifie selon l'art. 703. Les conclusions qui ne sont pas déposées par le système informatique de l'art. 32ter sont signées par la partie ou son avocat.
- Art. 744, al. 1er : elles contiennent successivement et expressément les faits pertinents, les prétentions, les moyens (numérotés s'il y en a plusieurs, présentés à titre principal ou subsidiaire) et le dispositif sollicité.
- Art. 744, al. 2 : les conclusions d'une autre cause ou instance auxquelles il est renvoyé ne valent pas conclusions au sens de l'art. 780.
- Art. 748bis : sauf exception, les dernières conclusions d'une partie sont des conclusions de synthèse ; elles remplacent les conclusions antérieures et l'acte introductif.
- Loi du 15 juin 1935, art. 40 : un acte de procédure rédigé dans une autre langue que celle de la procédure est nul, et le juge le soulève d'office.
Points d'attention
- Les art. 743 et 744 ne sont pas prescrits à peine de nullité. La sanction est à l'art. 780, al. 1er, 3° : le juge répond aux moyens exposés selon l'art. 744, al. 1er, et n'est pas tenu de répondre aux autres (Cour constitutionnelle, arrêt 62/2018).
- Une signature manquante peut être régularisée (art. 863 ; Cass., 14 novembre 2017).
- L'art. 748bis n'exige pas l'intitulé « conclusions de synthèse » : c'est un usage. Ce qui compte, c'est que les conclusions se suffisent à elles-mêmes. Une demande non reprise est réputée abandonnée (Cass., 8 mars 2013).
- Les conclusions sont adressées à l'autre partie lors de leur dépôt (art. 745). Les pièces non communiquées au plus tard avec elles sont écartées d'office (art. 740), comme les conclusions déposées hors des délais du calendrier, sauf exceptions (art. 747, § 4).
Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne lit pas les PDF scannés : collez alors le texte.
- Il n'évalue pas le fond : pertinence des faits, valeur des moyens, chiffrage des demandes.
- Il se fonde sur des mots et des titres : il peut manquer une partie bien rédigée sous un titre inhabituel, ou accepter une partie défaillante.
- Il ne compare pas deux versions de vos conclusions et ne contrôle ni les délais du calendrier ni l'envoi à l'autre partie.
Vérification et responsabilité
Les règles ont été vérifiées le 4 octobre 2026. L'outil est une aide à la relecture : l'avocat reste responsable de ses conclusions et de la vérification de la règle applicable.
Mis à jour le 4 octobre 2026
Questions fréquentes
Que doivent contenir des conclusions selon l'article 744 du Code judiciaire ?
Successivement et expressément : 1° les faits pertinents ; 2° les prétentions ; 3° les moyens, numérotés s'il y en a plusieurs et présentés à titre principal ou subsidiaire ; 4° le dispositif sollicité, avec ses branches principale et subsidiaire le cas échéant (art. 744, al. 1er C.jud.). L'outil vérifie la présence de ces quatre parties et leur ordre.
Quelles mentions l'article 743 impose-t-il ?
Les nom, prénom et domicile ou adresse judiciaire électronique des parties, et le numéro de rôle. Une personne morale s'identifie selon l'art. 703 : dénomination, forme juridique et siège. Indiquer le numéro d'entreprise est une bonne pratique. Les conclusions qui ne sont pas déposées par e-Deposit ou DPA-Deposit doivent être signées par la partie ou son avocat.
Que risque-t-on si les conclusions ne suivent pas la structure de l'article 744 ?
Pas la nullité : les art. 743 et 744 n'en prévoient pas. Les conclusions restent valables et dans les débats. Mais le juge répond aux moyens exposés selon l'art. 744, al. 1er, et n'est pas tenu de répondre aux autres (art. 780, al. 1er, 3° ; Cour constitutionnelle, arrêt 62/2018).
Des conclusions de synthèse peuvent-elles renvoyer aux conclusions antérieures ?
Non. Les dernières conclusions remplacent toutes les conclusions antérieures et l'acte introductif (art. 748bis). Une formule comme « pour le surplus, se réfère à ses conclusions antérieures » ne fait pas revivre ce qui n'est pas repris, et une demande non reprise est réputée abandonnée (Cass., 8 mars 2013). De même, des conclusions d'une autre cause ou d'une autre instance ne valent pas conclusions (art. 744, al. 2). L'outil signale ces renvois.
Faut-il joindre un inventaire des pièces aux conclusions ?
Oui : les conclusions sont déposées avec un inventaire des pièces communiquées (art. 742). Les pièces non communiquées au plus tard avec les conclusions sont écartées d'office (art. 740). L'outil compare les numéros de pièces cités dans le texte à ceux de l'inventaire.
L'outil lit-il un PDF scanné ?
Non. Il lit un PDF qui contient du texte, un fichier Word .docx ou un fichier texte, jusqu'à 15 Mo. Pour un scan, collez le texte dans le champ prévu.
Mes conclusions sont-elles envoyées à Hublex ?
Non. Le fichier est lu et analysé dans votre navigateur. Rien n'est envoyé, stocké ni conservé après la fermeture de la page.